Pour un café ou un thé et jouer au tabla à Van (Kurdistan) /// KAMPUS MARA

Pour un café ou un thé et jouer au tabla à Van (Kurdistan) /// KAMPUS MARA

محمد بوضياف

Arafat était présent aux frunerailles de Boudiaf. Où est le peuple ?

Et butin de guerre ou pas [poke Kateb Yacine], ce n’est pas le français mais l’arabe littéraire qui est langue du présentateur télé quand est annoncée sa mort.

Dans un reportage qui retrace son parcours, on aperçoit Boumedienne, reconnaissable entre tous. Symbole émacié d’une armée toute puissante, la constante de l’histoire algérienne post-révolutionnaire.

J’ai aussi appris que les émeutes de 1988 ont fait 159 morts, officiellement. Le maître, la France, a été dépassé.

Istanbul, la Corne d’Or depuis Galata.

Istanbul, premier acte.

Arriver de Beyrouth mi-décembre, Istanbul se révèle être très organisée, très disciplinée, presque ouest-europééene. 

La bouffe est omniprésente, comme en Allemagne, petite Turquie, abritant la plus grande diaspora.

C’est une très grande ville, tumultueuse, Babylone d’Europe, d’Asie Centrale et d’Orient. Il était déjà manifeste que l’aéroport Atatürk, hub aéroportuaire s’il en est, présentait cette image de carrefour mondial, ne fermant jamais et tassant une foule hétérogène venue des 4 coins de la planète : arabes, russes, caucasiens, africains… 

Malgré son importance, il m’a fallu quelques jours avant que je ne puisse retrouver le Bosphore. Avec la privatisation du littoral et donc de son difficile accès public, on peut très bien faire sa vie dans voir le détroit. Apercevoir l’eau de temps en temps, entendre les mouettes ou le son d’un paquebot. Puis, parce que devant rejoindre la rive asiatique, nous prendrons un vapur (ferry), et ferrons l’une des traversées les plus belles du monde.

Dans ce pays où le conservatisme n’est plus exactement anatolien et le libéralisme pas exactement méditerranéen, le Mall et la mosquée semblent être devenus le seul horizon. Istanbul résiste à sa manière, elle le peut encore : une élite culturelle très occidentale danse sur le volcan pro-AKP. Mais pour combien de temps encore ?